Course cycliste au MIN avec Bruno.

Coup de panique terrible avant la course. Sur les conseils de l’organisateur j’emprunte la D7 en sortant du périph’ (au lieu de l’A6 comme je faisais dans le temps). La D7 est bourrée de feux, je perds un temps monstre dans la banlieue [45.gif] . ‘reusement ya pas de bagnoles.
Arrivé au MIN, re-coups de stress : je rate la barrière levée sur la gauche du péage, et c’est une ville dans la ville le MIN, pas de panonceaux, démerdez-vous. Des cyclistes au loin, je me renseigne : “faut suivre les fleurs”. Je commence à me faire vraiment du mouron [40.gif]. Enfin ça y est je vois un attroupement au loin. Je dois être à moins de 20′ du départ. Aux dossards, inscription sur place OK : la carte qu’on me tend est la dernière du carnet à souche [21.gif] . Encore en tenue civile, il me reste 10′ pour passer mon scaphandre de combat (n’est pas X-OR qui veut) et gonfler les pneus, pas le temps de pisser.

Ca fait une éternité que j’ai pas couru à Rungis, peut-être 20 ans. Les circuits sont hyper-roulants : si on finit pas, c’est sur chute ou crevaison. Le vent est omniprésent. Un passage ou deux un peu délicats : un tunnel automobile où on y voit goutte avec les lunettes, assorti d’un petit coup de cul pour en sortir, et l’arrivée avec un étranglement dans un S.

Départ plutôt tranquille, ça tombe bien vu comment chuis échauffé. Je sens de suite que ça va être compliqué de sortir avec des lignes à n’en plus finir. 2-3 tours en queue de peloton puis je remonte tranquillement. Une ou deux gamelles émaillent la course, on se demande comment vu la facilité du circuit.
ImageA 7-8 tours de l’arrivée, je débouche sur la tête et profite d’un temps mort pour sortir en facteur. J’ai deux coureurs avec moi, qui prennent de bons relais. Sous la violence de l’effort j’ai du mal à récupérer. Le trou est conséquent mais dieu que c’est dur ! J’ai 15cm de tours de cuisse en plus et le coeur dans la gorge. Et un vent !! C’est bien simple, yen a tellement qu’on a l’impression de l’avoir de face en permanence [38.gif] J’ai les cuisses qui finissent pas se rapprocher de l’implosion [26.gif] et j’ai parfois du mal avec les relais. La sortie du tunnel automobile se transforme en col de première catégorie. Au bout de près de deux tours, nous nous relevons. Passage à l’endroit où j’ai regardé mon compteur un tour plus tôt : même vitesse, en échappée j’étais à bloc, à présent au même endroit je suis en roue libre [29.gif] Je décide de laisser tomber et d’attendre la fin.

Plus que deux tours, j’ai pas super bien récupéré de mon escapade. Encore quelques chutes, dont une qui a failli me coûter cher : un de mes voisins chasse de la roue avant et vient me toucher le bras et la malléole [23.gif] Je remonte le peloton, ce qui me permet de remonter en température. Je patiente quelque temps, les coups partent les uns après les autres sans rien donner et j’ai pas envie de foirer le mien. J’attends le passage dans la ligne droite vent dans la tronche et je me lance dans un effort maximal. Un coureur de Chaumontel est dans ma roue. On revient à deux sur un petit groupe qui s’était fait la malle avant nous, mais avec une telle différence de vitesse qu’on est obligés de les dépasser sans se poser de questions. Les relais sont aussi durs qu’à la première tentative, cuisses dans le rouge. Nos 4 coureurs dépassés reviennent finalement nous prêter main forte, et c’est parti pour une partie de cache-cache avec le peloton. On n’a jamais dû avoir plus de 20″ d’avance, soit pas grand-chose, avec des moments où on se trouvait à portée de fusil, mais le moral et les cuisses tiennent bon.
ImageRestent 2-3 km, ça ralentit un peu évidemment, les relais sont moins francs ou sautés. Un coureur (le futur vainqueur) tente une sortie et sème la pagaille. Je reste calme et attend que les autres fassent le boulot. Ils sont deux à 3-4 secondes devant, ensuite je me cache derrière 2 gars, et le sixième coureur a sauté. Plus personne ne se retourne. Le finish est bizarre. Sur les deux de devant, l’un va au bout et gagne, le second reste assis sans faire d’effort. Je dépasse mes deux compères, il doit rester 150m. Je remonte sur le type de tête mais me fais sauter au dernier moment. Dommage, j’avais encore des forces finalement dans l’emballage [35.gif] La tête du peloton finit avec nous ou presque, il était temps.

Bruno fait peloton, avec des tentatives de sortie avortées.

Romu